Pre. Évelyne Jean-Bouychard (U. de Sherbrooke) et Pre. Céline Castets-Renard (U. Ottawa)
Lien vers l'événement24 février 2025
Longtemps considéré par les féministes comme un système poststructuraliste utopique, sans genre et donc sans relation de domination, nous arrivons plutôt au constat aujourd’hui que l’espace numérique constitue une extension d’une certaine masculinité hégémonique et violente. Ainsi, les violences en ligne et hors ligne doivent être considérées comme un tout. Cependant, la législation et le système juridique canadiens sont encore à la traîne par rapport à ces questions. Mais l’espace numérique représente également un important site de mobilisation sociale qui a renforcé la structuration du mouvement féministe. Par exemple, les vagues de dénonciation des violences à caractère sexuel sur le web, tels que le #MeToo (2017), ont transformé la manière dont ces violences sont abordées dans l’espace public. Elles remettent en question les discours dominants et créent des lieux de partage qui permettent d’amplifier les voix des victimes. Reste à savoir désormais si celles-ci se traduiront en réforme judiciaire et politique concrètes.
Conférencières
- Évelyne Jean-Bouchard (UdeS) – Spécialiste du pluralisme juridique et des dynamiques d’émancipation, elle mène des recherches en Haïti, en RDC et au Québec.
- Céline Castets-Renard (UOttawa) – Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit international et comparé de l’IA, elle étudie les enjeux juridiques du numérique.
Ce contenu a été mis à jour le 14 février 2025 à 14 h 40 min.